Interminable, le feuilleton de l’été Mario Balotelli commence à agacer, et pas seulement du côté de la Canebière. Déclarations interposées, langue de bois, hypothèses tirées par les cheveux… Avec des « si », le sort de l’Italien serait déjà fixé, à l’OM ou ailleurs.

Si l’Olympique de Marseille s’était qualifié pour la Ligue des Champions, « Super » Mario et son agent Mino « Picsou » Raïola n’auraient sûrement pas fait autant de fioritures. Avec l’argent qu’aurait apporté la participation à la plus prestigieuse des compétitions, l’OM se serait sans doute aligner sans regarder son portefeuille.

Si sa côte de popularité n’avait pas tant chuté à cause de ses multiples frasques, le Napoli d’Aurelio De Laurentiis en aurait sûrement fait son nouveau numéro 9.

Si Mino Raïola était moins gourmand, comme le révélait l’Equipe à la fin du mois de juillet, son protégé aurait déjà pu travailler ses automatismes avec Dimitri Payet et Florian Thauvin. Pour cela, il aurait fallu que son mentor soit un peu moins vénal.

Si Mario Balotelli avait été un peu moins volage, l’un des deux clubs milanais l’aurait forcément rapatrié. Quoi que, la fidélité, c’est toujours un sujet tabou en Italie.

Si l’international italien était moins docile et plus professionnel, il aurait déjà pris les choses en mains : une statue à son effigie aurait été en construction.

S’il était un peu plus intelligent, « Balo » aurait compris que Marseille et l’Italie, ce n’est pas très loin. Pas besoin de jouer en Serie A pour que Roberto Mancini puisse garder un œil sur lui.

Si l’enfant terrible de Palerme s’était un peu plus renseigné sur les valeurs du club phocéen et l’amour de ses supporters, il aurait compris que c’est le défi qu’il lui fallait. On l’aurait sûrement retrouvé en virage lors du succès face à Toulouse (4-0).

Si Dimitri Payet était parti en bons termes de West Ham, le club anglais ne se serait peut-être pas immiscé dans les négociations. Et il n’aurait pas proposé au buteur italien de le recruter au mercato hivernal.

Si Kostas Mitroglou avait été un peu plus mobile, et Valère Germain un zeste plus décisif, on se foutrait de savoir où signerait l’ancien Milanais. « Je suis très satisfait de Germain et Mitroglou, je ne vois pas pourquoi on irait chercher un autre joueur devant ». Rudi Garcia, un excellent entraîneur qui ne manie pas vraiment bien la langue de bois.

Si le penalty de Simone Zaza, en quarts de finale de l’Euro 2016 face à l’Allemagne, n’avait pas fini dans le port de l’Estaque, la rumeur l’envoyant à l’OM aurait été validée par les fans marseillais. Et Mario serait aux oubliettes.

Bref, si je n’avais pas été aussi fatigué, la liste aurait pu être bien plus longue. Presque aussi longue que le feuilleton Balotelli. Quoi que…