Le Serbe, dont l’arrivée à l’OM a été confirmée hier par Jacques-Henri Eyraud, n’a pour l’instant jamais confirmé les espoirs placés en lui. Et il ne faut pas chercher bien loin pour comprendre pourquoi. Hygiène de vie médiocre, état d’esprit contesté, de quoi s’interroger sur la dernière recrue de l’Olymique de Marseille.

Un début de carrière compliqué

Lors du mercato hivernal de 2013, la Roma pense avoir trouvé sa nouvelle pépite en la personne de Nemanja Radonjic, un jeune serbe de 17 ans considéré comme le nouveau crack de son pays. Recruté pour 4 millions d’euros en provenance de l’académie Gheorghe Hagi, il ne disputera pourtant aucune rencontre officielle avec les Giallorossi. Peu enclin à s’adapter à la culture italienne dont il ne connaît pas un seul mot, le Serbe se fait remarquer par ses virées nocturnes à répétition. Sur le plan sportif, il est rapidement prêté à Empoli pour y trouver du temps de jeu. En vain : il ne prend part à aucune rencontre. En 2015, il retourne dans le club de la capitale, dont l’entraîneur n’est autre que Rudi Garcia. Là encore, c’est une saison blanche pour Radonjic. Prêté en 2016 au FK Čukarički dans son pays natal, il y débarque en surpoids (89 kilos).

Une sérieuse prise de conscience

Malgré des sensations retrouvées et des kilos perdus, Nemanja Rajondic suscite les critiques des observateurs serbes, qui le trouvent bien trop nonchalant. De quoi faire réagir ce dernier, qui multiplie les entraînements individuels et se remet au travail. À l’été 2017, il est transféré à l’Étoile Rouge de Belgrade (où il reste prêté jusqu’en 2019, d’où les négociations de l’OM avec les deux partis). Il s’y relance complètement et tape de nouveau dans l’œil de plusieurs écuries européennes.

Vous l’aurez compris, le passé de la nouvelle recrue olympienne ne joue pas en sa faveur. Qu’importe, tout cela est désormais derrière lui. Bien encadré, il pourrait sans aucun doute devenir le nouveau chouchou du public marseillais.